Philippe Croizon conférence

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PHILIPPE CROIZON

"J'ai voulu écrire ce récit pour témoigner de la magie de la vie, pour témoigner de la force qui réside en chacun de nous."

Sportif et aventurier de l’extrême

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A travers une conférence survoltée et riches en émotions, cet orateur hors pair transmet à son auditoire une énergie et une force qui l’incite à déplacer des montagnes !

« Je suis mort le 5 mars 1994 ! J’affirme que ma vie s’est arrêtée ce jour-là. Puis une autre a commencé…

J’ai puisé, je ne sais où, une force surhumaine qui m’a permis de me maintenir en vie. Ce que j’ai vécu après mon accident n’était que du bonus malgré le coma, les amputations, la rééducation, le désespoir… Mais, à mon réveil, lorsque je me suis découvert sans bras ni jambes, j’ai supplié la mort de venir me chercher. Une fois dépassée cette plongée en enfer, la vie renaît. 

Pour remonter cette pente vertigineuse, je n’ai pas attendu que les choses viennent à moi. Il ne faut attendre que de soi-même. Il n’est pas nécessaire de tenter l’impossible, il suffit d’une impulsion, même minime, pour mettre en marche ses propres envies, ses propres rêves.

Combien ont dû penser, après mon accident, qu’il aurait mieux valu que je meure, que, dans mon état, la vie n’avait plus de sens ? Or, je suis la preuve que la vie ne s’arrête pas avec le handicap : il faut lui tenir tête. A tous ces pessimistes qui m’imaginaient dans la tombe, j’affirme que je suis désormais chanceux, plein d’envies et de projets. Je suis certain qu’aujourd’hui on me regarde pour ce que je suis et non pour ce que je parais.

J’aime ma vie d’aujourd’hui parce que j’en ai fait quelque chose. J’ai eu cet accident, j’ai rebondi, je me suis investi dans le sport… Je suis allé au bout de mes rêves, sans nostalgie. J’aimerais dire à tous ceux qui souffrent qu’il faut du temps pour apaiser le déni ou la colère. Il m’a fallu du temps pour guérir, soigner les maux du corps et ceux de l’esprit. On me dit souvent que « c’est une belle revanche sur la vie ». Mais quelle revanche ? J’ai eu un accident. Point. Il n’y a aucune revanche. Je n’ai pas puisé mon énergie dans ce terrible drame, elle ne m’est pas venue à la faveur d’une triple électrocution. On peut être ouvrier métallo et se montrer obstiné. Dès l’enfance, je me suis fixé des objectifs sans jamais lâcher le morceau. Avant. Après n’y a rien changé. Je ne suis pas devenu, j’ai toujours été. »

Exemple même de la résilience, Philippe Croizon, athlète quadri-amputé, continue de prouver que tout est possible et que malgré l’adversité, quelle qu’elle soit, chacun d’entre nous peut puiser cette force en soi et s’accomplir. 

Pour Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, « Philippe Croizon est de ceux qui démontrent, comme une aventure stupéfiante, que l’on est jamais totalement soumis. Je pense que ce goût du dépassement de soi n’est pas étranger à la victoire contre la mort qu’a remportée Philippe. Il a vu la mort, il l’a côtoyée, elle n’a pas pu l’emporter, il a été le plus fort. »

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